Renoncer à une succession

Pourquoi renoncer à une succession ?

Chloe Penet
mis à jour le 27/02/2024

Renoncer à une succession peut parfois être une décision sage et pragmatique. En effet, cela peut éviter des conflits familiaux prolongés et coûteux, surtout lorsque les héritiers sont nombreux ou que les biens à partager sont complexes. De plus, cela peut permettre de se libérer de responsabilités financières ou légales potentiellement lourdes à gérer.

Les trois options de la succession

Dans le cadre d’une succession, trois options peuvent s’offrir aux héritiers : accepter simplement, accepter la succession à concurrence de l’actif net ou renoncer à la succession.

Accepter simplement la succession

Accepter simplement la succession constitue une démarche par laquelle le bénéficiaire accepte les biens et les dettes du défunt sans condition. Cette option est la plus rapide et la moins contraignante, permettant au successeur de prendre possession des actifs légués sans formalités complexes.
Cependant, elle implique également de prendre en charge toutes les obligations financières laissées par le défunt, même si elles dépassent la valeur des biens hérités. C'est une décision à prendre avec prudence, car elle peut entraîner des conséquences financières importantes. Il est donc essentiel de bien évaluer la situation patrimoniale du défunt avant de choisir cette option.

Accepter la succession à concurrence de l’actif net

Accepter une succession à concurrence de l'actif net constitue une option prudente pour les héritiers. En optant pour cette voie, ils limitent leur responsabilité aux biens qu'ils reçoivent, évitant ainsi de devoir supporter les dettes éventuelles du défunt. Cette option permet de protéger leur patrimoine personnel en cas de passif important de la succession.
Toutefois, cela implique également une analyse minutieuse des actifs et des passifs du défunt pour évaluer si la succession est avantageuse. Accepter la succession à concurrence de l'actif net nécessite donc une approche réfléchie et un examen attentif des implications financières.

Renoncer à la succession

Renoncer à une succession constitue une décision délicate, souvent motivée par diverses raisons. Ce choix peut découler de la charge émotionnelle associée à la gestion des biens du défunt, de querelles familiales, ou encore de dettes potentielles liées à l'héritage. En optant pour cette dernière option, les héritiers décident de ne pas accepter les biens, droits et obligations transmis par le défunt. Bien que cela puisse sembler une décision simple, renoncer à une succession nécessite une réflexion approfondie sur les conséquences juridiques et financières, ainsi que sur les implications familiales à long terme.

Pourquoi renoncer à la succession ?

Hériter d'un proche ne constitue pas toujours une opportunité favorable. En effet, le défunt peut laisser derrière lui un fardeau de dettes, qu'il s'agisse de créanciers ou de remboursements d'aides sociales. En acceptant la succession, on prend le risque de devoir assumer ces obligations financières. Pour éviter cette situation, renoncer à l'héritage peut s'avérer être une solution judicieuse.
Une autre motivation qui peut inciter les héritiers à renoncer à leur part successorale est le désir de favoriser la génération suivante. En renonçant, par exemple, à l'héritage de leurs parents, les héritiers permettent à leurs propres enfants de prendre leur place dans la succession. Cette renonciation présente ainsi un double avantage.
D'une part, elle permet à un héritier d'aider financièrement ses enfants sans avoir à puiser dans son propre patrimoine pour trouver les ressources nécessaires. D'autre part, sur le plan fiscal, les héritiers qui prennent la relève bénéficient de l'abattement fiscal personnel très favorable du renonçant et sont soumis au même régime fiscal que celui qui aurait été appliqué si l'héritage avait été accepté.

Comment faire pour renoncer ?

L'héritier qui envisage de renoncer à ses droits dans la succession d'un parent dispose d'un délai de 4 mois à partir du décès pour prendre sa décision. Pendant cette période, personne ne peut le contraindre à accepter ou à refuser la succession. Une fois sa décision prise, il doit la faire connaître. Pour ce faire, il doit contacter le notaire chargé du règlement de la succession ou envoyer un formulaire spécifique (Cerfa n°15828*05) au greffe du tribunal judiciaire du lieu où la succession a été ouverte.

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